Comment faire un audit SEO gratuit en 10 étapes

Les dix étapes pour vérifier un site avec les outils gratuits de Google et de Bing : quoi regarder à chacune, quand le problème est grave et ce qui peut attendre.

Publié le 31 octobre 2026 — Cofondateur de DoGeo, SEO, GEO et contenu ; a dirigé la stratégie inbound de Kulturo et HeyTalent

Réponse courte

Un audit SEO est l’examen d’un site pour trouver ce qui empêche les moteurs de recherche de l’explorer, de l’indexer et de l’afficher. Il peut se faire gratuitement avec Google Search Console, Bing Webmaster Tools et PageSpeed Insights, en dix étapes qui vont de l’indexation et de l’exploration à la vitesse, la version mobile, les titres, le contenu, les liens internes et la lecture par les robots IA. Sa valeur tient à la séparation entre le grave, comme une page clé non indexée, et ce qui peut attendre.

Qu’est-ce qu’un audit SEO

Définition

Un audit SEO est la vérification méthodique d’un site pour trouver ce qui empêche Google et Bing de l’explorer, de l’indexer et de l’afficher dans leurs résultats, et pour décider ce qui se corrige en premier. Le résultat n’est pas une note, mais une liste de problèmes classés par gravité.

Une analyse SEO d’un site se résume souvent à un score automatique. L’audit va plus loin, car il s’appuie sur des données que seul le propriétaire du site voit, comme les pages que Google a indexées et pourquoi.

Un exemple : une boutique en ligne de cosmétiques constate que ses nouvelles fiches ne reçoivent aucune visite. L’audit découvre que le sitemap pointe encore vers les URL d’avant une refonte et que la Search Console classe une bonne partie du catalogue en « Détectée, actuellement non indexée ». Le problème n’était pas le contenu, mais le chemin par lequel Google y arrivait.

Quels outils gratuits faut-il pour un audit SEO

Outils

Pour un audit SEO gratuit, quatre outils suffisent : Google Search Console, Bing Webmaster Tools, PageSpeed Insights et un test qui vérifie si les robots IA peuvent lire le site. Les deux premiers donnent des données issues du moteur lui-même, qu’un outil externe ne peut qu’estimer.

OutilÉditeurCe qu’il vérifie dans l’auditCe qu’il faut pour l’utiliser
Google Search ConsoleGoogleIndexation, inspection d’URL, robots.txt, sitemaps, Core Web Vitals et performances dans la rechercheProuver que le site vous appartient
Bing Webmaster ToolsMicrosoftPerformances dans Bing et citations dans les réponses IA de Copilot et de BingProuver que le site vous appartient
PageSpeed InsightsGooglePerformances avec des données d’utilisateurs réels de Chrome et analyse de laboratoire, SEO comprisRien : on colle une URL
Test des robots IADoGeoSi le robots.txt et le serveur laissent entrer les robots des assistants IARien : on colle une URL
Outils gratuits pour auditer un site, comparés selon les mêmes critères

Selon Google, la Search Console est un service gratuit pour surveiller la présence d’un site dans la recherche et en résoudre les problèmes. Bing Webmaster Tools couvre le même terrain dans Bing et, depuis février 2026, en préversion publique, propose un rapport qui montre quelles pages l’IA de Microsoft cite.

Comment faire un audit SEO en 10 étapes

Étapes

Un audit SEO fait soi-même suit dix étapes, de ce qui empêche d’apparaître dans Google à ce qui coûte seulement des clics. Chaque étape indique quoi regarder et quand le problème est grave.

  1. Inscrire le site dans Google Search Console et dans Bing Webmaster Tools. C’est grave si personne dans l’entreprise n’y a accès : sans ces comptes, le reste de l’audit se fait à l’aveugle.
  2. Lire le rapport d’indexation des pages de la Search Console. Il montre quelles URL sont indexées et, pour les autres, la raison : « Explorée, actuellement non indexée », « Détectée, actuellement non indexée », une erreur 404, une redirection ou un blocage. C’est grave s’il manque des pages qui vendent : services, catégories ou fiches produit.
  3. Inspecter les URL les plus importantes avec l’outil d’inspection d’URL. Pour chacune, il indique si elle est dans Google et quelle version Google a choisie comme canonique, c’est-à-dire l’URL qu’il traite comme l’original quand plusieurs se ressemblent. C’est grave si cette canonique n’est pas l’URL que l’entreprise veut positionner.
  4. Vérifier le robots.txt, le fichier qui indique aux robots d’exploration quelles URL ils peuvent visiter. Selon Google, il sert à éviter de surcharger le site de requêtes et non à retirer une page de Google : pour cela, on utilise la balise noindex. C’est grave s’il bloque des sections entières qui devraient se positionner.
  5. Envoyer et vérifier le sitemap, la liste des URL que le site veut faire connaître au moteur. Google accepte au maximum 50 000 URL ou 50 Mo non compressés par fichier. C’est grave s’il contient des URL qui redirigent, renvoient une erreur ou portent un noindex.
  6. Mesurer les Core Web Vitals dans PageSpeed Insights et dans le rapport de la Search Console. Ce sont les métriques de Google pour le chargement, la réactivité et la stabilité d’une page. C’est grave si les modèles de page principaux échouent sur mobile avec des données d’utilisateurs réels.
  7. Vérifier la version mobile. Google utilise la version mobile d’un site, explorée avec son agent pour smartphone, pour l’indexer et le classer. C’est grave s’il manque sur mobile des textes, des liens ou des données structurées présents sur ordinateur.
  8. Revoir les titres et les méta-descriptions des pages principales. Google demande que chaque page ait un title propre, descriptif et concis, sans texte répété de modèle. C’est grave si beaucoup de pages partagent le même title.
  9. Revoir le contenu et les liens internes. Chaque page importante doit répondre à une recherche précise et recevoir des liens depuis d’autres pages du site. C’est grave si une page clé ne reçoit aucun lien interne ou si deux pages se disputent la même recherche.
  10. Vérifier que les robots IA peuvent lire le site. Selon OpenAI, les sites qui bloquent OAI-SearchBot n’apparaissent pas dans les réponses de recherche de ChatGPT, et un blocage dans le pare-feu les écarte même si le robots.txt les autorise. La première chose à faire est de vérifier si les robots IA peuvent lire votre site. C’est grave s’ils sont bloqués sans que personne ne l’ait décidé.

Quelle part des pages d’un site devrait être indexée

Données

Toutes les pages d’un site n’ont pas à être indexées dans Google. L’aide de la Search Console le dit ainsi : « Ne vous attendez pas à ce que toutes les URL de votre site soient indexées ». Ce qu’un audit SEO doit vérifier, c’est que les pages clés le soient.

Dans les projets de contenu à grande échelle de DoGeo, entre 60 et 70 % des pages que Google connaît finissent indexées, selon la Search Console au 14 septembre 2026. C’est une fourchette de référence issue de deux projets, pas une norme du marché.

Google explique que certaines URL restent dehors parce que ce sont des doublons ou qu’elles ne contiennent pas d’informations significatives, et que des URL non indexées peuvent être normales. Le chiffre utile d’un audit n’est donc pas le pourcentage global, mais la liste des pages importantes qui manquent.

Quelles valeurs de Core Web Vitals un site doit atteindre

Vitesse

Un site réussit les Core Web Vitals quand le 75e centile de ses visites, la valeur atteinte par trois visites sur quatre, reste dans les seuils que Google publie pour trois métriques. PageSpeed Insights calcule ces valeurs avec des données d’utilisateurs réels de Chrome sur les 28 derniers jours.

  • LCP (Largest Contentful Paint), le temps d’affichage du plus grand élément : bon s’il survient dans les 2,5 premières secondes.
  • INP (Interaction to Next Paint), le temps de réaction de la page à un clic ou à un appui : bon en dessous de 200 millisecondes.
  • CLS (Cumulative Layout Shift), le déplacement du contenu pendant le chargement : bon en dessous de 0,1.

Les réussir n’est pas la norme. Selon le Web Almanac 2025 de HTTP Archive, publié en janvier 2026, 48 % des sites sur mobile et 56 % sur ordinateur avaient de bonnes Core Web Vitals.

Selon les données d’utilisateurs réels de Chrome affichées par PageSpeed Insights, les pages d’accueil de deux clients de DoGeo réussissent les Core Web Vitals sur mobile : kulturo.tech, avec un LCP de 1,4 seconde et un CLS de 0, et la version anglaise de heytalent.app, avec un LCP de 2,2 secondes et un CLS de 0, sur les 28 jours précédant le 17 septembre 2026.

Quelles erreurs d’un audit SEO sont graves et lesquelles peuvent attendre

Comparatif

Les erreurs d’un audit SEO n’ont pas le même poids : les graves empêchent une page d’apparaître, les mineures lui coûtent seulement des clics. Le tableau compare les constats les plus fréquents selon les mêmes quatre critères.

ConstatOù le voirCe qu’il provoquePriorité
Le robots.txt bloque des sections qui devraient se positionnerrobots.txt et rapport robots.txt de la Search ConsoleGoogle n’explore pas ces URLUrgente
Pages clés en noindex ou non indexéesRapport d’indexation des pagesLa page ne peut pas apparaître dans GoogleUrgente
Canonique choisie par Google différente de celle voulueInspection d’URLUne mauvaise URL se positionneHaute
Robots de recherche IA bloquésrobots.txt, pare-feu ou test des robots IALes assistants ne peuvent pas citer le siteHaute
Core Web Vitals insuffisantes sur mobilePageSpeed Insights et Search ConsoleMoins bonne expérience pour les visites sur mobileMoyenne
Titles répétés ou génériquesRevue des pages principalesDes résultats impossibles à distinguerMoyenne
Pages non indexées qui n’apportent rienRapport d’indexation des pagesRien, s’il s’agit de doublons ou de pages sans valeurPeut attendre
Constats d’un audit SEO classés par priorité

Comment vérifier le contenu et les liens internes d’un site

Contenu

Vérifier le contenu dans un audit SEO consiste à s’assurer que chaque page importante répond à une recherche précise, que deux pages ne se disputent pas la même et que toutes reçoivent des liens depuis d’autres pages du site.

Les pages qui se font concurrence se repèrent dans le rapport de performances de la Search Console : une même requête partage ses impressions entre deux URL.

Les liens internes indiquent à Google quelles pages existent et de quoi elles parlent. Selon Google, il ne peut en général explorer un lien que s’il s’agit d’un élément HTML a avec un attribut href ; la plupart des liens faits autrement ne sont pas traités.

Si l’audit trouve beaucoup de pages presque identiques où seuls une ville ou un produit changent, mieux vaut décider lesquelles apportent une information propre avant d’en publier d’autres.

Ce que ne couvre pas un audit SEO gratuit

Limites

Un audit SEO fait avec des outils gratuits examine votre propre site, mais laisse de côté trois choses : les liens venus d’autres sites, le trafic des concurrents et la visibilité dans les assistants IA. Chacune demande sa propre analyse.

Les liens que d’autres sites font vers le vôtre se vérifient à part, avec la méthode pour analyser les backlinks d’un site.

Le trafic d’un concurrent n’est pas dans la Search Console, qui ne montre que les données des sites que vous avez validés. Pour cela, il faut estimer le trafic d’un concurrent.

La visibilité IA a son propre audit, qui fait partie du travail d’une agence GEO. Sa base technique est une règle dans le pare-feu ou le CDN qui enregistre, sans bloquer, les visites des robots de chaque fournisseur, identifiés par leur user-agent et vérifiés par IP quand le fournisseur publie ses plages. Selon OpenAI, OAI-SearchBot sert à afficher des sites dans les recherches de ChatGPT, ChatGPT-User ouvre une page quand une personne le lui demande dans une conversation et GPTBot explore du contenu pour entraîner ses modèles. C’est ce que DoGeo met en place pour chaque client.

À quelle fréquence faire un audit SEO

Fréquence

Un audit SEO complet a du sens avant et après tout changement important sur le site, comme une refonte, une migration ou un changement de domaine, et en revue régulière quand le site publie du contenu nouveau de façon suivie.

Entre deux audits, il suffit d’ouvrir chaque semaine le rapport d’indexation et celui des Core Web Vitals de la Search Console pour voir si des URL présentent de nouveaux problèmes.

Après une migration, la vérification se répète les semaines suivantes. Les étapes pour migrer sans perdre de positions incluent cette vérification.

À lire ensuite

Que révélerait l’audit de votre site ?

DoGeo vérifie si Google indexe vos pages clés, si le robots.txt, le sitemap et la vitesse freinent votre site et si les robots des assistants IA peuvent le lire, puis vous dit quoi corriger en premier. Il nous faut quatre informations : votre nom, votre entreprise, votre site et un e-mail professionnel. Le formulaire est en anglais.